une nouvelle collaboration : Christel Delpeyroux et Michel Boutet ! le fruit du travail à découvrir lors de Gare aux mots à Laon le 25 janvier…

Michel vient plutôt de l’univers « chanson », Christel de celui du conte. Qu’est-ce qui vous a amenés à travailler ensemble ?

Christel : J’ai été attirée par la précision, la subtilité de son écriture, qui lui permettent de dire la complexité des choses avec une apparente simplicité, et par son authenticité sur scène, qu’il chante ou qu’il raconte. 

Michel : Christel est quelqu’un qui ne s’excuse pas sur scène, sans cependant faire de démonstration. C’est une femme qui assume ; elle le fait avec un sourire gourmand, et toujours dans une forme de légèreté. Il semble que rien ne lui fasse vraiment peur, ni le tragique, ni la sensualité. La vie, quoi.

Christel : La première fois, le hasard y était pour beaucoup. Mais nous avons eu un plaisir tellement évident, validé par le public, que nous avons décidé de faire confiance à ce hasard bienvenu. Michel m’a bien avertie qu’il posait souvent les questions qui dérangent, ça n’a pas réussi à me dissuader, au contraire !

Comment s’est opéré le mélange de vos univers ?

Christel : J’ai apporté les histoires, Michel les a réinterrogées (j’étais prévenue !). Ensemble nous avons travaillé la construction, l’écriture. Il a proposé des musiques, du chant, et nous avons recherché comment les intégrer, les entrelacer dans  le « racontage  des histoires » comme dit Michel. 

Michel : On se rejoint sur les thèmes, l’urgence à dire la vie avec ses pièges et ses fulgurances, l’amour, les rencontres et les séparations. Dans cette collaboration, chacun peut vraiment être pleinement qui il est. Question de confiance, en soi et en l’autre. La fluidité du travail vient de là. Nous avons en commun d’aimer et de rechercher la musicalité dans la parole. 

De quoi parlez-vous dans ce spectacle ?

Michel : Il y est beaucoup question de quête, de cheminement, de passages d’un état à un autre, de l’enfant à l’adulte, du solitaire à l’amoureux. Comment devient-on soi-même, malgré les autres ou grâce à eux, est sans doute la question qui nous anime le plus. 

Christel : Pour tisser les histoires, je m’appuie sur des trames issues de la tradition orale, mais les fils qui animent les personnages sont bien d’aujourd’hui. Cela crée souvent des décalages très intéressants, et nous a amenés à explorer des registres très variés, qui vont du malicieux au tragique en passant par l’humour noir. 

Avez-vous d’autres projets ensemble ?

Christel : Le premier projet est de mener ce spectacle à maturité, de le faire vivre et voyager.

Michel : Ensuite… Nous verrons bien, mais il m’étonnerait que nous manquions d’idées.

 

2018-01-05T15:38:29+00:00
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